Pas encore le carême

Cette année, la vie liturgique semble se précipiter. On vient tout juste de terminer le temps de Noël et nous voici au début du carême. C’est qu’au fond, la grande fête chrétienne, à la surprise de plusieurs, ce n’est pas Noël mais PÂQUES.

La date de cette fête est déterminée par la lune. Et comme la préparation est de 40 jours, nous retournons dans le temps. Pâques étant le 27 mars, ainsi nous retournons pour le début du carême après le mardi gras. Même le carnaval de Rio et les autres sont en lien avec Pâques. Pour certains, ils vont dire «pas encore les Olympiques. Pas encore les visites chez le médecin, pas encore… Les événements se succèdent et c’est ainsi que les jours, les mois et les années passent.

Mais fondamentalement ça vient nous poser la question sur le sens de notre vie. Je demandais un jour à un confrère malade et hospitalisé comment il allait? Il m’a répondu: «les journées sont longues…mais les années passent vites». Quand le travail diminue ou se termine, quand les conditions de vie et de santé s’amenuisent, le sens de l’existence se fait plus questionnant!

Pourtant à chaque année, des changements dans notre vie s’opèrent: vie personnelle, familiale, professionnelle, activités sportives et autres. Le Seigneur vient nous rappeler par une voix intérieure que nous ne sommes jamais seul. Nous sommes invités à nous laisser renouveler de l’intérieur par la présence de Jésus. Par contre, il arrive que nous soyons pris dans des tourbillons et que nous n’ayons pas le temps de nous arrêter. Dieu nous y invite. Nous sommes appelés à nous laisser perfectionner par LUI. D’ailleurs c’est ainsi dans tous les domaines: sportifs, récréatifs, professionnels, humains etc…; nous avons dû suivre de l’entraînement, de la formation, vivre des sessions, nous renouveler dans nos certifications ou prendre des cours de rattrapage!

Et au plan de notre vie, de notre amour de Dieu et du prochain, pourquoi laisserions-nous notre avenir à la traîne? Dieu vient parler à notre cœur. Il nous rappelle qu’Il nous aime, qu’il se soucie de nous et qu’il nous a donné son Fils, lequel est mort et ressuscité pour nous accompagner dans notre aujourd’hui. Il est peut-être temps de remettre la pendule de notre vie spirituelle à l’heure…

Que ce carême soit occasion de renouvellement de votre amour. Qu’il soit rempli de belles surprises, d’étonnantes découvertes et de joies renouvelées.

Bon carême sans visage de… carême!

Votre pasteur
Jean-Claude Gilbert, o.m.i.
(fév. 2016)